La valeur médiatique

Comme vous avez pu le lire au fil des derniers billets, les relations presse consistent à établir et entretenir une relation gagnant-gagnant avec les journalistes, afin d’optimiser les retombées média de nos clients.

L’image champagne et petits-fours qui colle encore à la peau de la profession n’est plus d’actualité. Il s’agit d’un travail de longue haleine, de gestion quotidienne de la relation mais aussi et surtout de la veille.

La veille médiatique est primordiale dans ce metier, puisque la pertinence de la démarche réside dans le ciblage pointu des journalistes les plus à mêmes d’être intéressés par l’information à faire passer par l’agence de RP (relations presse).

La veille médiatique dans tel ou tel secteur spécifique, va permettrer d’identifier qui écrit, comment sont traités les sujets, de dégager des angles de traitement de l’information, et ainsi de s’adresser au journaliste de la meilleure façon qui soit.

Tout ce travail de fourmi permet d’attirer plus facilement l’attention du journaliste, déjà noyé dans un océan de mails…

Cela permet à l’attaché(e) de presse d’évaluer la valeur médiatique de son information, autrement dit, la pertinence de celle-ci pour le support visé.

Attention, cette définition de la valeur médiatique s’applique aux relations presse. Ce terme peut également être utilisé dans le domaine du sponsoring.

« La Valeur médiatique est un calcul qui représente médiatiquement (Tv, presse, web et radio) un événement. C’est une manière de faire de la publicité sans en faire, pour simplifier les choses et un retour sur investissement que les entreprises, qui pratiquent le sponsoring, utilisent pour justifier leurs budgets.« 

C’était le Mot du jour du mardi matin! Bonne journée chers lecteurs!

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Greenwhashing, greenspeaking, du pareil au même

Aujourd’hui j’ai eu mon premier cours de communication responsable. C’était très intéressant. Et au même titre que j’ai décidé de me mettre sérieusement au digital, j’ai également décidé d’évoluer vers un comportement vraiment éco-responsable.

Même si je suis loin d’être une écolo assidue, je mets quand même en pratiques quelques principes basiques de sauvegarde de la planète. Tri des déchets, économie d’énergie, etc. Mais même à mon niveau pourtant pas très poussé, j’ai pu remarquer que d’autres jeunes de mon âge ne sont pas aussi sensibles aux enjeux du développement durable.

La faute à l’éducation. Nos parents, et la génération qui a suivi ont grandi à mille lieux de ces questions. Comment alors pourrions-nous être acteurs engagé d’un développement durable aussi bien écologique et économique qu’humain? Car le développement durable ne concerne pas seulement la sauvegarde de la planète, il concerne à titre aussi important, la condition humaine.

Le développement exponentiel des contacts humain via Internet n’en fini plus alors que beaucoup d’entre nous disent à peine bonjour à leur voisin et que l’idée même de partager un Kinder Bueno avec quelqu’un nous est insupportable. Nous, humains, ne nous voyons qu’à peine. Les entreprises elles-mêmes ne voient plus, peut-être n’ont-elles même jamais vu, l’Homme derrière le client.

L’homme est une considération récente à vrai dire. Crédit Agricole, BNP Paribas, Orange ont commencé en 2010 à placer vraiment l’Homme au coeur de sa communication. La FNAC a annoncé en 2011 un nouveau plan stratégique à 2015, où la famille non plus le client, sera la préoccupation majeure.

Le greenwashing ou greenspeaking est une technique de communication consistant à communiquer autour de mesures environnementales ou sociales, alors que ces dernières sont mineures, en compoaraison à ce qui pourrait et/ou devrait être fait. Par exemple, Total qui communique sur les économies de papier réalisées à son siège à la Défense en région Parisienne. Un engagement responsable de la part de Total serait de mettre en œuvre une réflexion concrète autour des problématiques liées à son cœur d’activité, à savoir l’extraction, la transformation et la distribution de pétrole. Les économies de papier sont certes importantes à une certaine échelle, mais dans le cas de Total, il est hypocrite et faussement responsable de communiquer sur cela et ainsi de prétendre avoir une démarche et une politique éco-responsable.

Aujourd’hui les entreprises sont confrontées à de nombreux enjeux, dont ceux d’une RSE sincère, cohérente et transparente.

Les consommateurs même s’ils sont loin d’être eux-mêmes des modèles de conduite en matière de développement durable, attendent et attendront des marques un engagement concret et visible. Parce que malgré l’individualisme ambiant, on aime, on a besoin de se donner bonne conscience en se disant qu’on change un peu le monde à notre niveau (qui, selon moi pourrait être bien plus élevé si tout le monde s’y mettait vraiment – mais là c’est vendredi soir, on verra lundi…) en consommant.

Les modèles de développement économiques sont clairement à redéfinir et les cerveaux (les nôtres, humains -très majoritairement- consuméristes) à reformater. La question qui se pose, au vue de l’influence de la télévision sur la pensée collective, est de savoir si les entreprises et la publicité ont un rôle majeur à jouer dans la prise cette conscience. Et surtout, de savoir comment elle peut jouer ce rôle.

Petit clin d’œil à Agnès, éco-citoyenne affirmée, qui a participé à réveiller ma fibre écologique.

Mot du jour: casier digital

Chaque corps de métier a son jargon. Et en tant qu’étudiante en communication, j’en apprends tous les jours, étoffant ainsi mon vocabulaire qui se doit d’être riche et dense.

Aujourd’hui je vais vous parler du nouveau mot, ou plutôt du concept que je viens d’apprendre: le casier digital.

On connaissait le casier judiciare, qui recense l’historique pénal de tout citoyen. En communication, on parlera de casier digital pour parler de l’historique d’une entreprise/marque sur la toile.

Internet a été, et est toujours une révolution en tout point de vue. Pour les entreprises, il est une opportunité inouie de développement -en termes de parts de marché, de visibilité, de ciblage, de notoriété-, mais peut également représenter un redoutable frein à celui-ci, notamment dans la construction de l’e-réputation.

En effet, le web est une énorme base de données qui emmagazine chaque jour des millions de contenus, émis par les entreprises, mais surtout par les internautes, dont les contenus (commentaires, vidéos, infos etc.) sont propagés par un bouche-à-oreille planétaire. Et bien qu’il existe des « effaceurs« , des agences spécialisées dans l’effacement de données critiques pour une entreprises, il semblerait, du fait de la multiplications des sources d’informations, que cette mémoire soit gravée à jamais. Pour exemple, j’ai pu retrouver l’autre jour une vidéo datant de 1966 dont j’avais besoin pour illustrer un article que je publierai prochainement! Rien ne s’efface donc, et comme on dit « tout se sait » quoiqu’il arrive un jour ou l’autre.

Ainsi, tout ce passif digital, critique ou pas, constitue ce que l’on peut nommer casier digital. D’où l’importance pour une entreprise/marque, de définir une identité honnête et cohérente, et de veiller à construire et maîtriser aussi bien sa réputation que son e-réputation.