Comuniquassion #2

Les repas en famille du dimanche midi sont (en tout cas chez moi) souvent propices à l’échange et aux discussions sans fin, sur des sujets aussi divers et variés que la philosophie, la psychologie ou le bon sens.

Ces sujets, aussi captivants et divertissants soient-ils, s’avèrent également être sujets aux divergences d’opinions. Ce sont donc des sujets à risques. Mais c’est aussi souvent dans les divergences que l’on en apprend le plus.

Pour preuve, le cas de figure de ce midi concernait l’emploi des mots « proverbe » et « adage ». Quel rapport avec la philo ou la psychologie me direz-vous? Aucun rapport direct, mais disons qu’ils sont apparus dans la conversation, que la question de leur signification s’est posée et que j’ai cherché à y répondre.

Ces deux mots étant communément utilisés sans que l’on en connaisse leur définition propre, je vous propose d’apprendre à votre tour leur définition exacte.

Proverbe: se dit d’un court énoncé exprimant un conseil populaire, une vérité de bon sens ou d’expérience et qui est devenu d’un usage commun.

Adage: maxime ancienne et populaire empruntée au droit coutumier ou écrit.

Source: Le Petit Larousse 2009

Pour vous aider à y voir plus clair, n’y voyant pas beaucoup plus clair moi-même, j’ai farfouillé un peu le net à la recherche d’une différence claire entre ces deux termes. Ces mots sont souvent assimilés à d’autres pouvant être, eux aussi, utilisés à mauvais escient: diction, maxime, pensée…

C’est sur le site du Garde mots que j’ai trouvé une distinction claire et accessible entre ces deux termes: l’adage a une origine juridique. Il s’agit d’une formule brève issue du droit coutumier (pour faire court, droit verbal issu de la tradition), utilisée de manière à retenir plus facilement les règles de conduites établies par le droit écrit (droit législatif).

Si jamais vous n’y comprenez toujours rien, vous trouverez des exemples encore plus parlants ici.

Je dois avouer que ce n’est pas évident au premier abord, entre les notions de droit coutumier et de droit écrit, mais quand on y passe un peu plus de temps on parvient à comprendre. Ça vaut toujours la peine de savoir mieux s’exprimer.

Et pour ceux qui auraient oubliés que les dictionnaires papier existent, des nombreuses applications dictionnaires existent aujourd’hui pour smartphone ^^. Plus aucune excuse.

C’était la minute culture du dimanche après-midi. Bonne fin de weekend à vous chers lecteurs! ;-)

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Comunniquassion #1

Je vous disais dans l’article précédent à quel point le vocabulaire du communicant se doit d’être riche, c’est son outil principal, celui qui lui sert à exprimer ses idées de façon claire, concise et brève (oui, pour un communicant, l’adage « le temps, c’est de l’argent » est d’autant plus vrai qu’il vend concrètement du temps à ses clients).

J’ai à coeur, dans ma vie personnelle et professionnelle, de m’exprimer dans un bon français, et d’éviter à tout prix les coquilles du genre « si j’aurais su j’aurais pas venu ». Je tiens également à la syntaxe, à la grammaire et à la ponctuation, bien que restant humaine, je me surprenne parfois souvent à faire ces erreurs d’inattention.

Et cet après-midi, au détour d’une phrase, je n’ai plus su si je devais écrire « en regard de » ou « au regard de », deux expressions aux sens bien différents. Je vous propose donc une petite piqure de rappel, car j’imagine que je suis comme le commun des mortels, et que ces deux expressions doivent être souvent utilisées à mauvais escient.

« En regard de«  signifie « comparativement de«  et « au regard de«  signifie « par rapport à« .

Deux exemples afin d’illustrer ces définitions:

(1) Il s’agit de réalisations modestes en regard de tout ce qui reste à faire. (c’est-à-dire : en comparaison de tout ce qui reste à faire)

(2) Cet employé a peut-être bien agi, mais au regard du règlement, il a commis une infraction.

Sur ce,

Grammaticalement vôtre, S. ;-)