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Par où (re)commencer

Il semble que dans tous les domaines de nos vies il soit souvent beaucoup plus simple d’être conseilleur plutôt conseillé.

Me voilà, face à mon blog, face à ce projet qui me rend folle parfois parce qu’il est là : il ne demande qu’à sortir, qu’à se matérialiser et pourtant non, ça ne sort pas. Pas au grand jour.

Si j’étais ma meilleure amie je me dirais : « Mais vas-y Steph, lance-toi! Depuis le temps que tu y travailles à ce projet, il est prêt. Et toi aussi. »

Et j’aurais raison. De toute façon, on n’est jamais suffisamment prêt. Et puis, je connais mon sujet. Et puis, moi aussi je suis prête. Prête à trimer, prête à me planter.

Mais est-ce que je suis prête à réussir ?

C’est une question que je me pose souvent. J’ai la bougeotte tout le temps parce que faire un pas de plus ça veut dire entrer dans le grand bain. ET je ne sais pas pourquoi, j’ai peur de ne pas savoir nager.

Une amie elle aussi en route vers l’entrepreneuriat m’a dit récemment que de toute façon je retomberai sur mes pattes quoiqu’il arrive. Qu’elle pense que j’ai toujours été plutôt bonne à ça.

C’est vrai, je n’ai jamais eu trop peur de prendre des risques je crois.

Parfois il faut peut-être juste arrêter de chercher par où commencer et juste y aller.

 » Say yes, and figure it out after.  » Dis oui et tu verras bien après.

Bon, à ce stade il ne manque pas grand chose si ce n’est un coup de pied au fesses, vous ne croyez pas ?

Aller, d’accord. Un, deux, trois…

Plouf !

par-où-(re)commencer-pour-entreprendre

Ma vie de créatrice d’entreprise #2 : Entretien avec mon conseiller bancaire

MA VIE DE CREATRICE D ENTREPRISE

L’immatriculation au statut de micro-entreprise s’accompagne désormais de l’obligation de créer un compte bancaire dédié. C’est pourquoi depuis une semaine, j’enchaîne les rendez-vous à la banque dans l’espoir d’en trouver une intéressante, pour moi, mon portefeuille, mais aussi pour mon « territoire ». Si l’argent confié pouvait être utilisé à d’autres fins, que celles d’enrichir toujours plus les hautes sphères bancaires, j’en serais comblée. On me dit utopiste, parfois naïve, j’en conviens tout à fait dans un cas comme celui-ci…

J’étais donc hier en rendez-vous avec une conseillère, auprès de qui je recueillais diverses informations concernant les avantages réels ou non de l’ouverture d’un compte professionnel plutôt que « particulier », dans le cadre de ma future activité. Oui, car vous ne le savez peut-être pas mais compte bancaire dédié ne signifie pas nécessairement compte bancaire professionnel.

Bon, autant vous dire honnêtement que les avantages à mes yeux ne sont pas flagrants ! En tout cas, en ce qui me concerne précisément.

Au fil de la discussion, j’en suis venue nécessairement à présenter dans les grandes lignes mon projet. Une étape que j’ai trouvée intéressante, je dirais, à plusieurs reprises depuis le début de cette aventure.

En effet, la première fois se fut auprès de mes proches. Ils n’y comprenaient pas grand chose. Il m’a fallu alors entrer dans les détails et imager certains points, afin de leur offrir une vision claire de mon métier et de ma future activité (ils avaient déjà eu du mal à me différencier d’un journaliste, lorsque je faisais principalement des relations presse…), mais leurs encouragements faisaient et me font toujours chaud au cœur.

Cette démarche de « présentation » est intéressante. Elle permet de se pousser soi-même à simplifier les choses pour mieux se faire comprendre, à rectifier et adapter lorsque des incompréhensions ou des questions se posent… Une gymnastique périlleuse lorsque tout est encore dans la tête, mais néanmoins un très bon exercice, qui me permet, au fur et à mesure que le projet avance, de me remettre régulièrement en question.

La seconde fois, se fut auprès d’un conseiller de l’URSSAF, plus récemment. Il m’a tout d’abord accueilli avec le regard de celui qui se demande pourquoi je suis là. Oui, effectivement, le site de l’autoentrepreneur détaille l’ensemble du dispositif. Cependant, certains points sur lesquels mes connaissances étaient limitées m’ont poussé à recueillir davantage de précisions. Aussi m’étais-je rendu à la source. Et puis, à quoi bon un conseiller s’il ne conseille pas.. ? Bref, il m’a fait me sentir comme un ovni, comme une espèce en voie de disparition. Une personne physique à l’heure du tout numérique, cela se fait rare, j’en conviens.

Au cours de notre entretien, il insistait sur le fait que tout était très simple avec ce statut. « Je vous assure, tout est très simple », me disait-il… Cette insistance et cet air, affiché comme un panneau publicitaire 4×3 que je traduisais de l’expression de son visage, alors légèrement blasée et condescendante, me laissait perplexe quant à la considération réelle du statut d’autoentrepreneur, pardon, micro-entreprise, comme entreprise à part entière. Je reparti satisfaite des informations récoltées, mais non moins déçue de l’amabilité de l’accueil.

Et c’est hier matin, en face à face avec la dite conseillère bancaire, que je me livrais à nouveau à cette fameuse présentation de projet.

– « Mais vous allez faire quoi concrètement ? » me demanda-t-elle.

– « Et bien, concrètement, je fais du conseil en communication aux entreprises et aux associations, en activité et en phase de création ». Lui répondis-je. « Je m’adresse plus particulièrement aux petites entreprises et associations, mais pas uniquement. Mes services s’adressent aux structures qui reconnaissent avoir des besoins en communication, auxquels elles estiment que je sois en mesure de répondre » repris-je.

– «  Vous avez conscience que ce type de structure a des problèmes de trésorerie… ? »

– «  J’en suis tout à fait consciente, cela fait plusieurs mois que je travaille sur ce projet et sa faisabilité. Mais c’est presque par « affection » (oui, presque, parce que le terme affection est mal vu, car pas suffisamment rentable) pour ce type d’organisations que je m’adresse spécifiquement à elles. Je me suis toujours intéressée aux problématiques de développement des TPE » me justifiais-je presque.

«  J’en conviens, néanmoins, vous ne faites pas du caritatif, vous êtes une entreprise ».

– « … » Je restais tout d’abord discrètement bouche-bée, avant de reprendre : « Oui, bien entendu », ne cherchant pas davantage à justifier de mon positionnement.

Faire du soutien aux petites organisations, marchandes ou associatives, serait donc devenu une œuvre caritative ? Qu’à cela ne tienne, j’en suis ravie !

Le mot caritatif, outre sa définition religieuse, se dit d’une organisation dont l’objet est de porter secours à ceux qui ont besoin d’aide matérielle ou morale. (Larousse.fr)

En ce qui me concerne, je ne porte pas secours, je soutiens et collabore au développement de mes (futurs) clients.

Je pense que si l’on répandait davantage ce soupçon d’altruisme et ce, même dans le cadre marchand et de rentabilité d’une entreprise, le développement économique de la France se porterait sans doute mieux. Car il n’y a pas de machine qui fonctionne sans un moteur pour l’actionner.

Au lieu de faire crouler les petites entreprises sous les taxes (toute proportion gardée) et les frais annexes (parfois superficiels, à l’instar de ces comptes bancaires professionnels, dits « autoentrepreneurs », dont les avantages réels me semblent encore peu pertinents) ; ces mêmes TPE qui représentent tout de même 9% du PIB national, selon une récente publication de l’INSEE ; encourager et soutenir l’entrepreneur, peu importe son statut juridique serait plus productif que de ne le considérer qu’en simple entrepreneur du dimanche.

Je suis certes une entreprise, enfin, bientôt… Néanmoins, je crois en quelque chose de juste, en tout cas en phase avec mes aspirations et je le pense, avec celles de ma future clientèle.

Je pense qu’il est juste de souhaiter partager les connaissances, dans une démarche d’enrichissement mutuel – enrichissement intellectuel et financier – car c’est bien de cela dont il s’agit. La communication vise à développer le chiffre d’affaires.

Comme tout entrepreneur, mon objectif est d’être rentable, de dégager une source de revenus dans un premier temps, de créer des emplois à terme. Mais ce type de discours me laisse à penser que la valeur « humaine », que pourtant beaucoup d’organismes bancaires ou autres affichent, toujours en 4×3 et dans des spots TV pas toujours convaincants, cette valeur qui soi-disant est moteur de leurs préoccupations n’est bien qu’un leurre.

Je n’en suis pas étonnée et revendique par ailleurs, qu’entreprise et aide ne sont pas des notions incompatibles. C’est cela que l’on appelle l’initiative solidaire. Et c’est d’ailleurs l’un des modèles économiques les plus prisés désormais, car porteur d’un nouveau sens et de développement, de par sa pertinence face aux enjeux économiques et de développement actuels.

Portrait d’entrepreneure #7 : Sandrine PAPIN, Fondatrice de Et si on goûtait ?

Chères lectrices, chers lecteurs, comment allez-vous? Allez-vous vous accorder quelques jours de récupération ce weekend?

A l’approche de Pâques, je suis ravie de vous donner déjà l’eau à la bouche, en vous présentant ce nouveau portrait d’entrepreneur, qui je vous le promets va être gourmand!

ET_SI_ON_GOUTAIT_LOGOSéduite par les visuels de ses créations, j’ai demandé à Sandrine, cake-designer et fondatrice de Et si on goûtait?, de bien vouloir participer à la rubrique. Soupçonnant que l’on ne puisse pas réaliser de telles oeuvres d’art sans une louche de passion, le parcours de Sandrine, de juriste à pâtissière, m’a donné raison.

Cessons de nous lécher les babines et donnons plutôt la parole à Sandrine…

 

Présentations

SANDRINE_PAPIN_ET_SI_ON_GOUTAIT
Sandrine PAPIN, fondatrice de Et si on goûtait?

  « Mon projet c’est transmettre des émotions gustatives aux gens »

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